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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 21:00

Purge Sofi-Oksanen Auteur : Sofi Oksanen

Titre : Purge

 

 

Poche : 429 pages

Editeur : Le livre de poche

Collection : Littérature & documents

Sortie 1er février 2012

 

 

Mon avis :      3 étoiles

 

 

 

Présentation de l'éditeur :


1992, fin de l'été en Estonie. L'Union soviétique s'effondre et la population fête le départ des Russes. Sauf la vieille Aliide, qui redoute les pillages et vit terrée dans sa ferme. Lorsqu'elle trouve dans son jardin Zara, une jeune femme meurtrie, en fuite, que des mafieux russes ont obligée à se prostituer à Berlin, elle hésite à l'accueillir. Pourtant, une amitié finit par naître entre elles. Aliide aussi a connu la violence et l'humiliation... A travers ces destins croisés pleins de bruit et de fureur, c'est cinquante ans d'histoire de l'Estonie que fait défiler Sofi Oksanen.

 

 

Ma lecture :

 

Un très grand livre sur le mensonge et la peur. On en sort ébloui par la maîtrise et secoué par le propos.

Alexandre Fillon, Lire.

 

Un livre âpre et dur qui met en parallèle la violence sur les femmes et sur les peuples.

Augustin Trapenard, Elle.

 

 

 

Livre Choix des Libraires : que j'ai beaucoup aimé mais qui m'a déçue sur la fin.

 

Le propos est passionnant. A travers l'histoire de ces deux femmes, marquées par la violence et l'humiliation, à 50 années de distance, l'auteure nous fait découvrir l'histoire méconnue de cette petite République d'Estonie, ancienne république socialiste d'URSS. C'est réellement cet aspect du livre qui m'a intéressée.

 

On perçoit les mouvements de l'Histoire tout au long du roman : tiraillé en permanence entre l'Empire Russe et l'Allemagne, le peuple estonien est résistant. Après la première guerre mondiale, il acquiert son autonomie et s'éloigne de l'Empire Russe pour se rapprocher de l'Allemagne. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les clauses secrètes du Pacte germano-soviétique, signé en 1939 par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique, permettent à cette dernière d'occuper l'Estonie. Le pays est ravagé par son occupant. Les élites germanophones quittent en masse le pays pour répondre à l'appel des autorités nazies. Lorsque l'Allemagne déclare la guerre à l'Union soviétique, l'Estonie est envahie rapidement par les Allemands, puis reconquise par l'Armée rouge en 1944.

 

Tallinn_estonie.jpg

 

C'est dans ce va-et-vient perpétuel que s'inscrit l'histoire d'Aliide, opportuniste qui choisit le camp de la sécurité Russe (en l'épousant par ailleurs) pour pouvoir retrouver un sommeil paisible. On perçoit également que ces incessantes invasions ont façonné les populations et que les rancoeurs, les peurs, les trahisons... doivent encore produire leurs effets de nos jours.

 

C'est de nos jours que vit Zara, une jeune femme dont la famille estonienne a été envoyée en Sibérie au début des années 50. Elle espère en un monde plus doux, elle croit en la perestroïka et rêve de l'Ouest. Seulement les anciens chefaillons de l'empire soviétique rodent et cherchent à tirer profit de ce vent de liberté. Et c'est la misère que rencontrera Zara. Jusqu'à sa rencontre avec Aliide.

 

On croise l'histoire de ces deux femmes en alternance, entre la violence, l'amertume et l'espoir. On a du mal à imaginer la vie menée par les populations de ce XXème siècle. J'ai eu le sentiment que pour ces pays, la guerre ne s'est pas arrêtée en 1945, mais a duré jusque dans les années 80. Une lacune de nos programmes d'Histoire me semble-t-il !

 

Puis le dénouement approche... et me laisse réellement sur ma faim. J'en attendais beaucoup plus : cette fin ne m'a pas semblée à la hauteur du roman, et j'en suis déçue. Il me semble qu'il me manque des clés, des pistes... Dommage de terminer sur un tel sentiment...

 

Tallinn_estonie2.jpg

 

 

**********

 

Ce livre a été lu à l'occasion du Challenge  Lire sous la contrainte proposé par Phildes. Un peu de retard dans la production du billet, désolée. J'inscris également cette lecture au défi d'Opaline,  La Plume au féminin.

 

Lire sous la contrainte - Phildes   LaPlumeauféimin1

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 09:20

Le potager des malfaiteurs... Auteur : Arto Paasilinna

Titre : Le potager des malafaiteurs ayant échappé à la pendaison

 

Poche: 384 pages  

Editeur : Gallimard (15 mai 2012)  

Collection : Folio  

 

Mon avis :

2 étoiles

 

25ème roman de Arto Paasalinna, paru en Finlande en 1998 et dernier titre traduit en français à ce jour, Le potager des malafaiteurs ayant échappé à la pendaison témoigne du sens de l'humour de cet écrivain prolifique, auteur du Lièvre de Vatanen notamment, et de son intérêt pour les combats politiques et écologiques.

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

L'inspecteur principal Jalmari Jyllänketo est envoyé par la Sécurité nationale finlandaise dans l'ouest de la Laponie. Alors que des rumeurs font état de mystérieuses disparitions, il doit enquêter sur un ancien kolkhoze reconverti en une florissante exploitation agricole : les mines de fer sont devenues des champignonnières ; les terres marécageuses, des potagers bio. Accueilli par la jolie fille de la patronne, Jalmari Jyllänketo ne trouve d'abord rien qui justifie la suspicion des autorités, avant de s'étonner des importantes mesures de sécurité et de la mine patibulaire des ouvriers. Que cachent l'Etang aux Rennes et sa mystérieuse propriétaire ? Avec Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison, Arto Paasilinna mêle l'humour et le suspense à une subtile réflexion sur l'équité et la volonté de justice.

 

 

Ma lecture :   

 

Bof dirons-nous... Et franchement déçue par cette lecture dont le titre et la photo de couverture me laissaient tant espérer.

 

En fait, ma lecture se divise en deux temps : la première partie, celle d'avant les pages en double et la seconde, celle d'après les pages manquantes. Enigmatique ? Je vais vous expliquer...

En résumé, je n'ai pas vraiment compris l'intérêt de ce livre. Je n'ai pas trouvé le suspens annoncé en quatrième de couverture, et je cherche encore les traits d'humour.

 

La partie d'avant mes pages en double m'a terriblement ennuyée. Le rythme est lent. La langue utilisée est plutôt sans intérêt. Arto Paasilinna est un expert en descriptions et énumérations. Ce pourrait être intéressant si les listes de villes et bourgades énumérées m'étaient familières et si les sujets exposés me concernaient un peu... Mais rien de tout cela : les villes suédoises et finlandaises : je ne les connais pas. Les motos, les avions, les mines, les constructions de radeau... je n'y connais rien non plus et ça ne m'intéresse pas !

 

"Remontés dans le camion, ils foncèrent pied au plancher, longeant l'Ounasjoki jusqu'à Sinettä, d'où ils tournèrent vers l'ouest pour prendre, à une dizaine de kilomètres, une étroite route de terre menant à Nuasjärvi." (Le potager des malfaiteurs... - Arto Paasilinna - Folio - Editions Denoël - page 128). Et ces exemples se répètent sans fin, ce qui est particulièrement lassant. Si encore nous avions quelques photos de ces magnifiques endroits !

 

Nuasjarvi.jpg

 

 

Quant aux motos ou aux avions... j'ai sauté quelques paragraphes :

"Kasurinen, tout émoustillé, ne tenait plus en pace. Il sortit de sa poche de poitrine un carnet écorné qu'il consulta pour déclaré à Hihna-aapa que l'on pourrait par exemple songer à un Antonov An-8, qui était un avion de transport militaire russe conçu dans les années cinquante, d'un modèle déjà un peu ancien mais bien adapté aux besoins aéronautiques de l'Etang aux Rennes. Il avait noté les caractéristiques techniques de l'appareil : 30 mètres d'envergure, 26 mètres de long, poids à vide 21 tonnes. L'Antonov pouvait emporter 9 000 litres de carburant, et le même poids de charge utile." (Le potager des malfaiteurs... - Arto Paasilinna - Folio - Editions Denoël - page 150)

 

Ce sont ainsi les 6 pages qui suivent qui sont consacrées au choix du meilleur appareil possible... Et je ne vous mets pas de photos !

 

Je vous épargne également les longs dialogues en savolais, que j'ai pris la peine de lire au début mais que j'ai vite laissés tomber, la lecture en étant tellement fastidieuse (peut-être une question de traduction sur ce point).

 

Bref, ce livre me tombait des mains.

Heureusement, je suis arrivée après la page 192 à la page... 161 ! Non non non, me suis-je dit, je ne recommence pas ! J'avance donc et là, après ma seconde page 192, j'arrive directement en page 225 ! Un peu d'action...

Heureusement aussi, l'intrigue commençait à m'intéresser. L'action était plus rapide. Nos jardiniers avaient entrepris de kidnapper quelques industriels finlandais pour leur montrer ce qu'était la vie du travailleur... Notre agent de la sécurité nationale finlandaise commençait à se trouver empêtré dans ses contradictions... Bref, je commençais à me demander comment tout cela allait bien pouvoir se terminer.

 

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Et effectivement, après échange de mon livre, j'ai dévoré les pages restantes. Mais la surprise n'a pas été au rendez-vous. Je me suis de nouveau ennuyée pendant l'épisode de la Berge des Fiançailles où nos deux amoureux construisent en une journée un super radeau de 10 mètres sur 6 pour emmener un avion...

 

Oui...

 

Voilà aussi mon problème avec ce livre : c'est qu'il y a beaucoup d'invraisemblances. C'est peut-être parce que cela se veut être une fable, comique... Mais je n'ai pas marché. Et à chaque nouvel épisode de ce genre, j'ai décroché un peu plus.

 

Ce livre se voudrait également être une fable politique : mais cet aspect m'a semblé trop peu travaillé pour marquer le lecteur.

 

En conclusion, je dirais que je suis passée à côté. J'attendais beaucoup de cette lecture et j'ai été déçue. Sur la blogosphère, les avis sont plutôt partagés , entre ceux qui ont été déçus et ceux qui ont été sensibles à l'humour finlandais. Je vous laisse juge, et attends vos avis !

 

**********

 

Il s'agissait là de ma première lecture réalisée dans le cadre de mon défi Les meilleures lectures de l'été 2012.

LeMagazineLittéraire HS

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 00:01

 

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Présentation de l'éditeur :

 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

 

Mon avis : 

 

Et bien ça suffit !!!

Je crois que ces histoires de rencontres plus ou moins incongrues entre deux êtres que tout sépare commencent à me lasser. Après les Marc Lévy que j'ai lu avec assiduité (sauf "La première nuit" dans laquelle je n'arrive pas à me plonger ...), La délicatesse de David Foenkinos, je pense être arrivée à saturation.

Ici pourtant, je pensais trouver quelque chose de neuf. Le début du roman est plein d'humour et ce lieu de rencontre, le cimetière, n'est pas banal. D'autant que les choses commencent plutôt mal : nos deux héros étant parfaitement antinomiques. Mais l'humour avec lequel sont décrites les situations est succulent ! Le récit passe de la vision de l'un à celle de l'autre sur un même évènement. C'est original et sympathique ... un moment.

Sauf que, au bout de ce moment (très court d'ailleurs), nos deux amoureux transis se rencontrent et finissent dans les bras l'un de l'autre (dans le lit également). Et là, c'en est fini de l'intérêt de l'histoire. Pourtant, nous n'en sommes qu'autour de la page 80 ... et il en reste 173 ! Que peut-il se passer par la suite ? Et bien rien du tout. On comprend dès le début que ça ne va pas marcher entre eux : choc des cultures trop brutal ! Mais que c'est long à finir ...

J'ai tenu, jusqu'au bout, dans l'espoir d'un dénouement original (et parce que la lecture est plutôt fluide) : pour rien. La fin du roman est homogène, sans intérêt aucun. Pire, je n'ai pas compris ce qu'elle signifiait et suis restée sur ma faim ...

Naturellement dirais-je !!! Je viens d'aller voir le sujet d'un autre ouvrage de Katarina Mazetti dont le titre me semblait proche (Le caveau de famille) : c'est tout bonnement la suite !!!

Comme pour Marc Lévy quand, déçue de ne pas connaître la suite du Premier jour, j'avais acheté le second tome (La première nuit) mais n'ai toujours pas réussi à me mettre dedans. Et bien là, je pense qu'il en sera de même ... Le premier tome est vite lu, mais trop creux pour espérer une quelconque illumination dans le second tome. Pas sûre donc que j'achèterai la suite, même si la fin m'a vraiment déçue ...

Les personnages sont de plus de véritables caricatures : le pauvre Benny qui a tout du plouc mal dégrossi et la petite Crevette assez fade en pseudo-intello-bobo. Leur description manque vraiment de subtilité : c'est l'un des ressorts comiques au début, mais on s'en lasse quand-même très vite. D'autant que la barque devient très chargée du côté de Benny qui ne s'en sort pas des clichés et préjugés apposés par l'auteur. C'est finalement lui qui paraît le plus sympathique et le plus réel malgré tout.

Ce type d'ouvrage, selon moi, sert de divertissement pour période d'abrutissement sévère : un peu comme lorsqu'on se fait une après-midi de séries télé. On est content sur le moment, totalement hébété, mais déçu quand on éteint la télé puisqu'on a perdu une belle demi-journée ! Et d'autant plus navré quand on voit s'inscrire sur l'écran : "la suite demain ...". Tout ça pour rien !!!!

Bref, si vous êtes prêts à vous engager dans le second tome, éventuellement, pourquoi pas, mais sinon, passez votre chemin, il n'y a rien à voir !

 

Extraits :

 

"Ne sachant pas quoi faire, je suis resté planté devant l'entrée. Même le blaireau national pouvait comprendre qu'on n'entre pas dans une bibliothèque en brandissant une couronne funéraire et une lanterne de la Toussaint. J'eu une vision de moi-même posant la couronne sur l'étagère à chapeau et la lanterne devant le comptoir des prêts avant de demander à l'accueil si quelqu'un avait vu une fille beige." (Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti - Trad. Léna Grumbach et Catherine Marcus - Gaïa Edition 2009 - page 47). 

 

"J'ai tout d'abord dû combattre une folle envie de pouffer de rire en découvrant les rideaux genre robe de bal sortie tout droit d'Autant en emporte le vent", et en voyant que les broderies au point de croix avaient envahi le dernier bastion de la maison, sa propre vieille crypte. Mais il était tellement débordant de fierté que ça m'a refroidie, et je n'ai pas su quoi dire." (Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti - Trad. Léna Grumbach et Catherine Marcus - Gaïa Edition 2009 - page 154).   

 

********** 


Lecture réalisée dans le cadre de la Lecture Commune proposée par Les livres de George, et qui me permet également de boucler le défi La plume au féminin proposé par Opaline, de Biblimaginaire.

 

Petitlecturecommune  La Plume au féminin2

 


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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 20:15

Lioubov a gaspillé son argent à Paris. Elle revient en Russie pour revendre la Cerisaie, Sa Cerisaie, lieu de tous ses souvenirs, lieu de son enfance. Qui va acheter la propriété ?
Dans La Cerisaie, qui est son chef-d'oeuvre, Tchekhov assiste à l'agonie d'un monde. L'insouciance de Lioubov se transforme peu à peu en désespoir, tandis qu'autour d'elle la maison se vide, et que les cerisiers resplendissent dans la lumière du matin ... Bientôt, ils ne seront plus qu'un souvenir ...

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 21:34

Une lecture soufflée par Mona Ozouf dans son livre "Une composition française".
Sans bruit, presque sans rien montrer d'autre que la trame légère du quotidien, Tchékhov nous entraîne au coeur d'une tragédie : Oncle Vania témoigne de la cruauté du destin contre lequel la révolte est vaine ...

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