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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:31
Déménagement...

Et voilà...

 

Après 4 petites années passées sur Overblog a partager mes impressions de lectrice, je fais mes cartons pour aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

 

Je serais très probablement restée si je n'avais pas cédé aux sirènes du nouvel OB kiwi... OB correspondait à mes attentes et, surtout, à mes non-connaissances informatiques.

Seulement voilà, il a fallu changer de version et là, drame ! Je ne m'y suis absolument plus retrouvée. Ne connaissant pas le langage html, je suis bien incapable de faire de mon blog ce que je veux : imaginez, 10 liens maxi vers des blogs amis ! J'ai bien essayé de bidouiller dans le format html, mais ce n'est pas fait pour moi.

Tant pis.

 

Je n'ai pas non plus trouvé le moyen d'importer les pages / articles de mon blog vers le nouveau : je vais donc passer quelques soirées à copier-coller mes billets, ré-importer mes photos, reprendre l'ensemble des liens... Pfffff

 

En attendant que tout soit finalisé, j'ai recopié les billets les plus récents et conservé les liens vers les billets se trouvant sur Overblog : il migreront vers mon nouveau chez moi progressivement.

 

Mais d'ores et déjà, je vous invite à me retrouver dans ma librairie (et oui, "itzamna" tout seul était déjà pris...) sur blogspot. Pour le moment, je m'y retrouve pleinement (à part peut-être la gestion des photos, mais bon, vu ce que c'est devenu chez OB, ce n'est pas pire !) et j'espère également vous y retrouver nombreux.

 

N'oubliez pas de changer mon adresse dans vos liens... A très vite !

 

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Published by Gaëlle
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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 21:06

Un petit billet pour adresser mes excuses aux lecteurs de ce modeste blog...

Je viens de succomber à la version kiwi de overblog (version beta) et je m'en suis immédiatement mordu les doigts. Pas moyen de revenir en arrière... tant pis pour moi.

Je n'ai plus accès aux photos que j'avais enregistrées, les liens ne fonctionnent plus, les catégories qui me permettaient de classer mes billets ont disparu et la fonction n'existe plus, les deux tiers des liens vers des blogs amis ont disparu, la mise en forme des photos est très limitée, de même que celle du texte (où sont les couleurs, la fonction justifier ?!).

Bref, je suis très dépitée. Et comme je ne suis pas experte en informatique, je me demande bien comment je vais pouvoir reconstruire quelque chose de sympa...

Donc en attendant, je ferai au plus court, en espérant trouver un hôte plus intuitif et mieux adapté à mes besoins.

Merci de votre compréhension.

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Published by Gaëlle - dans Actualité
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 21:26

Cela fait pas mal de temps que je ne me suis pas lancée dans une lecture commune : la dernière date de juillet 2012.

 

Comme j'aime bien cette idée, j'ai sauté sur l'occasion qui m'a été offerte par Phildes en découvrant au détour d'un de ses billets que Demain, de Guillaume Musso, figure dans sa PAL et qu'il compte bien le lire bientôt.

 

Rendez-vous est donc pris pour un billet à paraître le 31 mai prochain. Et ce petit billet pour vous inviter à vous joindre à nous. Si ça vous intéresse, je prends les noms !

 

Petitlecturecommune

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Published by Itzamna - dans Challenges swaps tags LC ...
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 00:01

7 ans après - Guillaume MussoAuteur : Guillaume Musso

Titre : 7 ans après...

 

Poche : 497 pages

Editeur : Pocket

  Edition 28 février 2013

 

 

Mon avis :       3 étoiles

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Un divorce les avait séparés… 
… le danger va les réunir


Après un divorce orageux, Nikki et Sebastian ont refait leur vie, très loin l’un de l’autre. Jusqu’au jour où leur fils Jeremy disparaît mystérieusement. 
Fugue ? Kidnapping ? 
Pour sauver ce qu’elle a de plus cher, Nikki n’a d’autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu’elle n’a pas revu depuis sept ans. 
Contraints d’unir leurs forces, ils s’engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu’ils croyaient perdue à jamais…

 


Ma lecture :

 

Oui, je sais... je ne suis pas à une contraction près... J'avais pourtant dit jamais... Seulement voilà, je l'ai lu. Et vous le voyez, je n'ai pas détesté. Bon, ce n'est pas moi qui l'ai acheté (oui, ça sauve l'honneur...). Je l'ai reçu en cadeau pour mon anniversaire, accompagné de son dernier titre : Demain, que je n'ai pas encore lu mais dont je vous parlerai bientôt.

 

Pour le moment, que vous dire de "7 ans après..." ?

C'est une lecture sympatique, fluide. Une lecture facile, qui ne nécessite pas une attention particulière mais qui s'engloutit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Une lecture détente : je n'ai pas boudé mon plaisir.

 

Une intrigue à rebondissements, dont les enchaînements fluides s'arrêtent au juste moment, pour éviter que le lecteur ne bascule dans l'ennui. Le suspens n'est pas particulièrement éprouvant, mais il faut savoir l'apprécrier à sa juste valeur. La fin est plutôt prévisible mais le tout est amené avec élégance.

 

Les personnages semblent sympatiques, même si l'auteur les garde à distance. Je ne suis pas parvenue à m'attacher particulièrement. Ils me sont apparus comme des acteurs de cinéma, qui passent à l'écran et que l'on quitte 2 heures plus tard.

 

Un auteur qui me fait penser à un Marc Lévy, les larmes en moins... Là où Lévy se serait attaché à nous faire verser une petite larme, Musso passe très vite, pour finalement ne jamais y revenir (l'histoire du Capitaine Constance Lagrange).

 

Pour une première lecture de Guillaume Musso, je dirai qu'il ne s'agit pas d'un titre à inscrire dans les annales mais qui permet de passer un bon moment et c'est déjà beaucoup.

 

**********

 

Il s'agit là d'une lecture à inscrire au challenge de Phildes, Lire sous la contrainte dont le thème ce mois-ci était le nombre ou le chiffre.

Lire sous la contrainte - Phildes

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 00:01

Dix-reves-de-pierre---Blandine-Le-Callet.jpg

Auteur : Blandine Le Callet

Titre : Dix rêves de pierre

 

Poche : 248 pages

Editeur : Stock

Collection : La bleue

Sortie 23 janvier 2013

 

 

Mon avis :      4 étoiles

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :


Certaines inscriptions funéraires possèdent un singulier pouvoir d'évocation ; leur lecture fait surgir le fantôme de personnes disparues depuis parfois des siècles.
Blandine Le Callet réunit dans ce recueil des épitaphes authentiques, à partir desquelles elle imagine les dernières heures, les derniers jours ou les derniers mois du défunt. Elle ressuscite tour à tour un jeune esclave à qui l'on vient d'offrir sa liberté, un philanthrope piégé dans l'étouffant huis clos d'un bordel parisien, deux êtres unis par un amour hors-norme en route vers leur destin, une vieille dame acariâtre rédigeant son testament, et bien d'autres encore.
Dix destins arrêtés par des morts douces ou violentes, subites ou prévisibles, solitaires ou collectives.
Dix voyages entre hier et aujourd'hui, des rivages antiques d'Asie Mineure jusqu'à un petit village de la Bretagne profonde, du Paris de l'Ancien régime à celui du XIXe siècle, de la Normandie médiévale aux plaines d'Ukraine dévastées par la peste brune...
Dix nouvelles poétiques ou féroces, tendres ou dramatiques, nostalgiques ou grinçantes, dépeignant une humanité toujours assaillie par les mêmes passions, les mêmes peurs et les mêmes espoirs. Dix « rêves de pierre » pour conjurer l'oubli.

 

 

Ma lecture :


N'ayant pas trouvé (cherché ?) dans ma bibliothèque de titre répondant à l'invitation de Calypso, organisatrice du  Challenge "Un mot, des titres", j'ai surfé sur ma librairie en ligne préférée (je sais, ce n'est pas bien) et suis tombée sur cette nouveauté de Blandine Le Callet, une auteure dont je n'avais jamais entendu parler. Le projet du livre m'a intriguée, et vite séduite : partir d'épitaphes autenthiques pour imaginer la vie, et la mort, de ceux à qui elles sont destinées. Cela peut surprendre et pourtant, cela traduit une curiosité pour l'histoire des hommes proche de mes propres sensibilités. De la même façon que l'on se prend à imaginer la vie des habitants d'un appartement illuminé dont l'on aperçoit l'intérieur à la faveur de la nuit tombée, on essaye d'imaginer la vie qu'ont pu connaître ceux dont les nom - prénom et les années de naissance et de mort figurent sur des pierres tombales ou des monuments aux morts. Mon intérêt pour la généalogie me rend également réceptive à ces histoires de familles que l'ont peut imaginer dans un cimetière.

 

Dans ce livre, ce sont dix histoires qui sont forgées à partir d'inscriptions funéraires. Ce n'est pourtant qu'après lecture des deux premières nouvelles que j'ai réalisé que les personnages allaient tous finir dans un coin du cimetière. Ce qui semble a priori aller de soi, ne s'est révélé qu'un peu tardivement pour moi... Mieux vaut l'avoir intégré avant, cela évite de se lancer dans cette lecture dans une période de blues. Une fois cette notion assimilée, l'ouvrage se dévore. La construction en nouvelles rend la lecture fluide. Et la transcription de l'épitaphe en fin de nouvelle permet de conserver une part de mystère jusqu'au bout.

 

Amants_pereLachaise.jpg

 

Je ne vais pas m'engager dans l'explication de texte de chacune de ces nouvelles. Je dirais juste que la dernière explique pour moi beaucoup de l'intérêt de l'auteure pour ce type d'exercice : une histoire familiale ordinaire, dans un contexte histoire extra-ordinaire, fait de guerres, de misère, de pudeur et de souffrances tues. Une famille où l'on ne parle pas beaucoup, où l'histoire familiale n'est pas transmise, sans pour autant être cachée : "on n'en parle pas". Une histoire bretonne où la barrière de la langue entre générations explique une grande part de ce silence. Une histoire de l'auteure où sa curiosité ne sera pas assouvie. Une histoire de regrets peut-être aussi...

 

Je vous invite à découvrir ce livre, d'une écriture fluide qui diffuse en peu de pages des atmosphères propres à chaque nouvelles.

 

**********

Une lecture effectuée pour le challenge de Calypso, " Un mot, des titres" dont le mot choisi pour cette 15ème édition était "rêve". J'en profite également pour inscrire cette lecture au challenge " Lire sous la contrainte" proposé par Phildes et dont la contrainte était de lire un livre dont le titre comprend un chiffre ou un nombre. Il s'agit enfin, et bien sûr, d'une " Plume au féminin", le défi d'Opaline.

 

Un-mot-des-titres  Lire sous la contrainte - Phildes  LaPlumeauféimin1

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 15:00

Jevaispasserpourunvieuxcon Delerm

Auteur : Philippe Delerm

Titre : Je vais passer pour un vieux con

et autres petites phrases qui en disent long

 

Poche : 123 pages

Editeur : Seuil

Sortie 13 septembre 2012

 

 

Mon avis :     2 étoiles

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :


«Dans la liste des précautions oratoires, celle-ci occupe une place à part. Elle souhaite jouer la surprise par sa forme, une vulgarité appuyée qui aurait pour mission de gommer à l'avance le pire des soupçons : une pensée réactionnaire. L'interlocuteur ne doit pas se récrier avant la remarque promise. Mais une petite réticence aux commissures des lèvres signifiant "Toi, passer pour un vieux con ! ?" semble bienvenue. Elle était espérée.»

Traquant les apparentes banalités de nos discours, nos petites phrases toutes faites, Philippe Delerm révèle pour chacune un monde de nuances, de petits travers, de rires en coin. La vérité de nos vies, en somme. Tour à tour attendri, moqueur ou mélancolique, il s'attache aux détails qui nous dévoilent un monde. Des mots qui nous échappent, des instants vécus par tous.

Philippe Delerm est notamment l'auteur de La Première Gorgée de bière, La Sieste assassinée et Ma grand-mère avait les mêmes.

 

Ma lecture :

 

J'ai découvert Philippe Delerm avec "Paris l'instant", un petit bijou dans lequel Martine Delerm, sa femme, signe des photographies d'une grande poésie.

 

C'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce petit opus de la rentrée littéraire. Tous les textes ne sont pas d'égale qualité, mais j'ai apprécié ma lecture. Un petit texte vite lu néanmoins, sans aucune émotion, tout au plus quelques sourires entendus, mais qui ne m'a laissé aucune trace, aucun souvenir. Vous dire aujourd'hui, déjà deux mois après ma lecture ce que j'en ai retenu... les petites phrases qui m'ont interpellées... j'en suis bien incapable.

 

En feuilletant de nouveau les textes, je peux vous faire partager quelques extraits qui peut-être vous donnerons envie de découvrir ce livre et peut-être prendrez-vous plaisir à le lire. Pour ma part, je dirais que ce fut une lecture inutile. Dommage...

 

Pour des avis parfois plus enthousiastes que le mien, je vous laisse lire du côté de chez  Mimipinson,  Arieste,  Miss Bouquinaix ou  Miss Alfie.

 

Paris_l-instant_Delerm.jpg

Paris l'instant - Philippe Delerm

que je vous conseille vivement !

 


 

"Quand on est dedans, elle est bonne.

Bien sûr, on a davantage l'occasion de prononcer cette phrase sur une plage de Normandie, de Bretagne ou du Pas-de-Calais. Assis sur le sable, on supporte facilement un pull, et le vent souffle. Si on choisit finalement d'y aller, c'est moins par enthousiasme, par jubilation envisagée, que pour la satisfaction mentale d'y être allé, de ne pas connaître la petite défaite du renoncement." (Je vais passer pour un vieux con..., Philippe Delerm, Ed. Seuil, page 31)

 

 

"Tout d'abord, bonjour !

On croyait avoir pris toutes les précautions d'usage pour s'adresser au vendeur,dans ce grand magasin à vocation culturelle. Accroupi devant un rayonnage de CD, il vous tournait le dos. Vous a-t-il vu venir ? On n'en jurerait pas, mais on pense que oui. On pousse la mauvaise foi jusqu'à être sûr qu'il a accentué sa concentration rageuse au moment où il a senti que vous vous approchiez. Votre "excusez-moi de vous déranger, mais j'aurai voulu..." était-il à ce point bredouillé que la première partie s'en est perdue, peut-être avalée par le fond sonore diffusé dans l'espace ouaté ?" (Je vais passer pour un vieux con..., Philippe Delerm, Ed. Seuil, page 19)

 

"Sinon, moi je peux vous emmener

Il y a des générosités si tardivement exprimées, si réticentes, à l'avance si soulagée de ne pas se voir raisonnablement envisagées, qu'elles apparaissent d'emblée pour ce qu'elles sont : de la courtoisie sous contrainte."
(Je vais passer pour un vieux con..., Philippe Delerm, Ed. Seuil, page 63)

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 00:01

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Rendez-vous initié par Malou et à suivre chez Galleane

 

 

Ce que j'ai lu cette semaine :

 

  Antigone Bauchau-copie-1

   Une lecture soufflée par le  Blogoclub pour son édition de mars.

 

Ce que je lis aujourd'hui :

 

L-oeuvre_au_noir_yourcenar.jpg

 

Une lecture entamée dans le cadre du Challenge proposé par Phildes,  Lire sous la contrainte...

mais dont le billet n'arrivera certainement pas dans les délais...

 


Mes prochaines lectures :

 

Notre_ami_le_roi_Perrault.jpg

 

Pour le Challenge Un mot, des titres proposé par Calypso.

Enfin, peut-être...


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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:01

Antigone_Bauchau-copie-1.jpgAuteur : Henry Bauchau

Titre : Antigone

 

 

Poche : 315 pages

Editeur : J'ai lu

Collection : Roman

Sortie 10 avril 2001

 

 

Mon avis :       5 étoiles

 

 

 

Présentation de l'éditeur :


Nous allons ainsi très lentement pendant trois jours. Le matin suivant, nous voyons apparaître les murailles blanches de Ia cité, toutes les compagnes proches ont été dévastées, plus de maisons, plus de puits, plus d'arbres, rien qui puisse servir à un envahisseur. Thèbes est une ville assiégée par elle-même…”
Après avoir suivi son père OEdipe, le roi aveugle, jusqu'au bout de son parcours, Antigone rentre à Thèbes pour tenter d'apaiser la colère de ses deux frères qui se disputent le trône. Malheureusement, quand elle arrive, les dés sont jetés, et la guerre est imminente.

 

Ma lecture :

 

Je ne m'attendais à rien en m'engageant dans cette lecture. Je ne connaissais pas l'histoire d'Antigone, ni par Sophocle ni par Anouilh. De Oedipe, je ne connaissais que le complexe.

 

 

Antigone-et-Ismene-_-Thomas-Armstrong.jpg

En cherchant un titre parmi tous les ouvrages écrits par Henry Bauchau, dans le but de participer à l'édition de mars du blogoclub, c'est sur celui-ci que j'ai jeté mon dévolu. Cela aurait pu être un autre roman, de la poésie, du théâtre, un essai... Je ne connaissais absolument pas cet auteur Belge visiblement prolifique.

 

Peut-être aurais-je dû commencer par le commencement, à savoir le premier livre de cette trilogie, Oedipe sur la route. J'aurais très certainement fait quelques connections qui m'ont échappées en lisant directement le dernier titre. D'autant plus que je n'avais pas de connaissances préalables de cette mythologie grecque. Le début du roman est en cela un peu déconcertant et m'a incitée à plonger dans un dictionnaire de la mythologie grecque pour tenter de mieux percevoir le lien entre chaque personnage.

 

Mais peu importe. L'histoire se suffit à elle-même et est écrit avec une telle force, une telle précision, qu'elle a emportée la néophite que je suis. La plume est superbe, poétique et tellement forte. Le récit est d'une si grande puissance tragique ! Le suspens se maintient jusqu'à la fin.

 

Dans ce texte, Antigone cherche à raisonner ses frères et à empêcher la guerre. Las, dès le début on comprend que rien n'y fera et que si Antigone porte les fardeaux de chacun des membres de sa famille, Oedipe, Jocaste, Etéocle et Polynice, ce ne sera que pour mieux les accompagner vers une issue qui ne peut être que fatale. Seule Ismène, ici, parvient à sortir de ce cercle infernal qui les conduit inexorablement vers la mort. Elle seule peut être un réconfort pour Antigone. Elle seule finalement porte l'espoir. Mais même sachant, ou pressentant, la fin inéluctable, le texte se dévore avec passion. Antigone est si forte et si fragile à la fois, entière jusqu'à la folie. Antigone, c'est la Femme avant un F majuscule, celle qui tente vainement de faire pencher le monde du côté de la vie, de la poésie, de la musique, du bonheur. Un monde qui reste résolument masculin, viril, dominé par des luttes pour le pouvoir, des machinations et trahisons.

 

Antigone-et-Polynice-_-Benjamin-Constant.jpg

 

L'analyse psychologique de chacun des caractères de ce récit est particulièrement riche. Elle donne beaucoup de densité aux personnages, beaucoup de complexité aussi. La poésie n'est pas non plus absente du roman de Henry Bauchau et conforte le lecteur dans l'univers onirique de la mythologie.

 

Ce livre est magnifique : merci au Blogoclub de m'avoir donné l'occasion de découvrir cet auteur.

 

 

**********

Cette lecture est celle du 1er mars proposée par les organisatrices du Blogoclub, Sylire et Lisa. Le thème ce mois-ci était "lecture libre autour de Henry Bauchau".

blogoclub

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 21:00

Purge Sofi-Oksanen Auteur : Sofi Oksanen

Titre : Purge

 

 

Poche : 429 pages

Editeur : Le livre de poche

Collection : Littérature & documents

Sortie 1er février 2012

 

 

Mon avis :      3 étoiles

 

 

 

Présentation de l'éditeur :


1992, fin de l'été en Estonie. L'Union soviétique s'effondre et la population fête le départ des Russes. Sauf la vieille Aliide, qui redoute les pillages et vit terrée dans sa ferme. Lorsqu'elle trouve dans son jardin Zara, une jeune femme meurtrie, en fuite, que des mafieux russes ont obligée à se prostituer à Berlin, elle hésite à l'accueillir. Pourtant, une amitié finit par naître entre elles. Aliide aussi a connu la violence et l'humiliation... A travers ces destins croisés pleins de bruit et de fureur, c'est cinquante ans d'histoire de l'Estonie que fait défiler Sofi Oksanen.

 

 

Ma lecture :

 

Un très grand livre sur le mensonge et la peur. On en sort ébloui par la maîtrise et secoué par le propos.

Alexandre Fillon, Lire.

 

Un livre âpre et dur qui met en parallèle la violence sur les femmes et sur les peuples.

Augustin Trapenard, Elle.

 

 

 

Livre Choix des Libraires : que j'ai beaucoup aimé mais qui m'a déçue sur la fin.

 

Le propos est passionnant. A travers l'histoire de ces deux femmes, marquées par la violence et l'humiliation, à 50 années de distance, l'auteure nous fait découvrir l'histoire méconnue de cette petite République d'Estonie, ancienne république socialiste d'URSS. C'est réellement cet aspect du livre qui m'a intéressée.

 

On perçoit les mouvements de l'Histoire tout au long du roman : tiraillé en permanence entre l'Empire Russe et l'Allemagne, le peuple estonien est résistant. Après la première guerre mondiale, il acquiert son autonomie et s'éloigne de l'Empire Russe pour se rapprocher de l'Allemagne. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les clauses secrètes du Pacte germano-soviétique, signé en 1939 par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique, permettent à cette dernière d'occuper l'Estonie. Le pays est ravagé par son occupant. Les élites germanophones quittent en masse le pays pour répondre à l'appel des autorités nazies. Lorsque l'Allemagne déclare la guerre à l'Union soviétique, l'Estonie est envahie rapidement par les Allemands, puis reconquise par l'Armée rouge en 1944.

 

Tallinn_estonie.jpg

 

C'est dans ce va-et-vient perpétuel que s'inscrit l'histoire d'Aliide, opportuniste qui choisit le camp de la sécurité Russe (en l'épousant par ailleurs) pour pouvoir retrouver un sommeil paisible. On perçoit également que ces incessantes invasions ont façonné les populations et que les rancoeurs, les peurs, les trahisons... doivent encore produire leurs effets de nos jours.

 

C'est de nos jours que vit Zara, une jeune femme dont la famille estonienne a été envoyée en Sibérie au début des années 50. Elle espère en un monde plus doux, elle croit en la perestroïka et rêve de l'Ouest. Seulement les anciens chefaillons de l'empire soviétique rodent et cherchent à tirer profit de ce vent de liberté. Et c'est la misère que rencontrera Zara. Jusqu'à sa rencontre avec Aliide.

 

On croise l'histoire de ces deux femmes en alternance, entre la violence, l'amertume et l'espoir. On a du mal à imaginer la vie menée par les populations de ce XXème siècle. J'ai eu le sentiment que pour ces pays, la guerre ne s'est pas arrêtée en 1945, mais a duré jusque dans les années 80. Une lacune de nos programmes d'Histoire me semble-t-il !

 

Puis le dénouement approche... et me laisse réellement sur ma faim. J'en attendais beaucoup plus : cette fin ne m'a pas semblée à la hauteur du roman, et j'en suis déçue. Il me semble qu'il me manque des clés, des pistes... Dommage de terminer sur un tel sentiment...

 

Tallinn_estonie2.jpg

 

 

**********

 

Ce livre a été lu à l'occasion du Challenge  Lire sous la contrainte proposé par Phildes. Un peu de retard dans la production du billet, désolée. J'inscris également cette lecture au défi d'Opaline,  La Plume au féminin.

 

Lire sous la contrainte - Phildes   LaPlumeauféimin1

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 00:01

Le fils de Jean-JacquesAuteur : Isabelle Marsay

Titre : Le fils de Jean-Jacques

ou la faute à Rousseau

 

Broché : 222 pages

Editeur : Ginkgo

Collection : Lettres d'ailleurs

Sortie 22 mars 2012

 

 

Mon avis :      5 étoiles

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Novembre 1746. Une sage-femme dépose à l'hospice des Enfants-Trouvés un nouveau-né âgé de deux jours. Il est le fils d'un certain Jean-Jacques qui s'apprête à conquérir Paris.
L'abandon d'enfant est, à cette époque, une pratique relativement courante et ledit Jean-Jacques abandonnera successivement quatre autres nourrissons. Pourtant, son fils aîné, Baptiste, restera sa mauvaise conscience. Au soir de sa vie, il tentera en vain d'en retrouver la trace grâce à une carte à jouer déposée dans ses langes...
En imaginant la vie du seul enfant que Rousseau aurait pu retrouver, Isabelle Marsay croise les destins du père et du fils, donnant à voir le quotidien d'une époque paradoxale : siècle des Lumières, ultimes heures de la féodalité, décor naturel d'une histoire presque authentique : celle d'un homme qui abandonne ses enfants puis écrit des traités d'éducation qui feront date jusqu'à nos jours.

Interrogeant la conscience et les contradictions de Rousseau, dont la faute sera révélée au grand jour par Voltaire, Isabelle Marsay nous offre un roman surprenant, avec des personnages hauts en couleurs, de l'amour, de la haine, de la cupidité et de la générosité, sous-tendu par cette question : comment le pédagogue de L'Émile a-t-il pu abandonner cinq enfants ? Faut-il condamner notre philosophe, le plaindre ou s'abstenir de le juger ?

 

Ma lecture :

 

Pour être honnête, je suis un peu venue à ce titre par dépit. N'étant plus très assidue au challenge que je vous ai proposé en l'honneur du tricentenaire de la naissance de Rousseau :  300 ans, Jean-Jacques Rousseau, j'ai ici trouvé un biais pour vous parler de l'auteur sans le lire... J'aurai pu m'en passer, mais l'assiduité de Bina sur ce challenge m'invite à rester à la hauteur.

Je me suis donc lancée dans cette lecture suggérée par Opaline notamment et qui figure dans ma liste  Wanted. Et ce fut une sublime découverte !!!!

Dans ce livre, Isabelle Marsay met en perspective les textes de Jean-Jacques Rousseau avec la vie imaginée de Baptiste, le fils aîné du célèbre auteur de l'Emile, abandonné aux Enfants-Trouvés au cours de l'hiver 1746. Cette alternance avec les textes de Rousseau permet de garder à l'esprit la vie qui fut la sienne, son état d'esprit et sa philosophie.

 

La vie de Baptiste telle que l'a imaginée Isabelle Marsay entre en parfaite résonnance avec la pensée de Jean-Jacques Rousseau : on peut d'ailleurs supposer que si cet enfant avait été élevé par son père, il aurait développé la même sensibilité à la nature et aux êtres. Pourtant, son sort aurait été tout autre.

Dès les premières pages, on perçoit l'issue de cette histoire. Dès le début on comprend la douleur de ses vies abandonnées au sort le plus misérable. Si Baptiste échappe à la mort, on sait que toute sa vie il restera un Enfant-Trouvé. On espère pour lui un Bonheur entier, mais on ressent, au fond de soi, que ce ne serait pas la vie, la vraie, si cette origine n'avait aucune conséquence. On sent que le mauvais sort finira par le rattraper. Que la vie, la vraie, n'est pas un conte de fées.

 

Malgré tout, cette histoire est magnifique. L'écriture d'Isabelle Marsay y est pour beaucoup. Le texte est tout simplement admirable : la langue est précise, très riche, pleine de douceur et de violence à la fois. Les textes de Rousseau, positionnés à chaque début de chapitre, viennent rappeler le contexte du roman. Ils créent un malaise et permettent de rendre perceptible les regrets, le remords du philosophe. Ces abandons (parce que Jean-Jacques Rousseau aura ainsi abandonné ses cinq enfants, contre la volonté de sa compagne) n'ont cessé de hanter l'auteur. Peut-être encore plus pour l'aîné, qu'il était le seul à éventuellement pouvoir retrouver un jour.

 

Ce roman décrit avec force détails une réalité de cette seconde partie du XVIIIème siècle, celle des Enfants-Trouvés. Une réalité très douloureuse comme en témoigne le tableau ci-dessous. Il s'agit d'un roman historiquement très précis et très documenté. Il dessine avec beaucoup de réalisme la bonté de ces religieux qui accueillent les enfants, celle du curé de campagne qui veille sur ces ouailles, de ce médecin de campagne soucieux de la santé des plus humbles. Les personnages de Roland et de Jeanne sont magnifiques. Mais le roman rend également terriblement vivante la misère, la noirceur, celle du temps, de la terre, des âmes et des consciences, cette âpreté du quotidien, cette urgence qui peut rendre tout un chacun violent, rustre, négligeant et intéressé. Les conditions de vie dans ces hospices des enfants-trouvés, de ces pauvres nourissons trop nombreux pour le nombre de nourrices disponibles. Le tableau dépeint par Isabelle Marsay contraste d'ailleurs avec cette quête du bonheur poursuivie par Jean-Jacques Rousseau. Deux mondes qui s'ignorent totalement.

 

enfanttrouve.jpg

Le dernier baiser d'une mère, Charles MARCHAL, 1858

 

Un très beau récit qui permet de découvrir une facette de la vie et de la pensée de Jean-Jacques Rousseau tout en percevant son état d'esprit perturbé et blessé. Un très beau livre qui me donne envie de retrouver Isabelle Marsay dans d'autres lectures.

 

**********

 

Une lecture que j'inscris donc pour ce mois de janvier du  challenge 300 ans - Jean-Jacques Rousseau et qui me permet d'honorer de belle façon le challenge de  Opaline - La plume au féminin.

 

JJRousseau   LaPlumeauféimin1

 

 

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  • : J'ai souhaité placer sous de bons auspices ce blog dédié aux livres et à mes lectures. Itzamna est une importante divinité du panthéon Maya. Dieu du ciel, du jour et de la nuit, il a aussi inventé l'écriture et les livres.
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