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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 20:40

Les moissons du futur MMRobinAuteur : Marie-Monique Robin

Titre : Les moissons du futur

Comment l'agroécologie peut nourrir le monde

 

Broché : 297 pages

Editeur : La Découverte - Arte Editions

Sortie 11 octobre 2012

 

 

Mon avis :      5 étoiles

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

« Si on supprime les pesticides, la production agricole chutera de 40 % et on ne pourra pas nourrir le monde. » Prononcée par le patron de l’industrie agroalimentaire française, dans une émission télévisée, cette affirmation est répétée à l’envi par les promoteurs privés ou publics de l’agriculture industrielle. De son côté, après les émeutes de la faim qui ont secoué la planète depuis 2007, Olivier de Schutter, le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations Unies, affirme qu’il faut « changer de paradigme », car « l’agriculture est en train de créer les conditions de sa propre perte ». Pour lui, « seule l’agroécologie peut relever le défi de la faim et répondre aux besoins d’une population croissante », ainsi qu’il l’a déclaré, le 8 mars 2011 devant le Conseil des droits de l’homme à Genève. D’après la FAO, il faudra augmenter la production agricole de 70 %, pour pouvoir nourrir les 9 milliards d’habitants que comptera le monde en 2050. Comment y parvenir ? C’est à cette question que tente de répondre Marie-Monique Robin, en menant l’enquête sur quatre continents (Afrique, Asie, Amérique du Nord et du Sud, Europe). S’appuyant sur les témoignages d’experts (scientifiques et représentants d’organismes internationaux) mais aussi de nombreux agriculteurs, elle dresse le bilan du modèle agro-industriel qui, après un demi siècle, n’est pas parvenu à nourrir le monde, tandis qu’il participait largement au réchauffement climatique, épuisait les sols, les ressources en eau et la biodiversité, et poussait vers les bidonvilles des millions de paysans. Elle montre que, pratiquée sur des exploitations à hauteur d’homme, l’agroécologie peut être hautement efficace d’un point de vue agronomique et économique et qu’elle représente un modèle d’avenir productif et durable. Du Mexique au Japon, en passant par le Malawi, le Kenya, le Sénégal, les États-Unis et plusieurs pays européens, son enquête montre que « l’on peut faire autrement » pour résoudre la question alimentaire en respectant l’environnement et les ressources naturelles, à condition de revoir de fond en comble le système de distribution des aliments et de redonner aux paysans un rôle clé dans cette évolution indispensable à la survie de l’humanité.

 

Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Elle a réalisé de nombreux documentaires – couronnés par une tren-taine de prix internationaux – et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteure de plusieurs ouvrages, dont à La Découverte, en coédition avec Arte-Éditions, les best-sellers Le Monde selon Monsanto (2008, 2009) et Notre poison quotidien (2011).

 

Ma lecture :

 

Cela fait une petite éternité que je suis sur ce titre.

On m'avait prévenue : "Tu vas voir, le propos est un peu autocentré... mais il faut passer au-dessus de cela, ça vaut vraiment le coup." Je me suis donc accrochée car effectivement, Mme Robin parle beaucoup d'elle...

 

Et grand bien m'a pris : les débuts sont totalement passionnants. Dans le premier chapitre, intitulé "Mettre la plume dans la plaie" : l'arbre de vie du Malawi, l'auteure nous présente une expérience réussie d'agroforesterie au Malawi. Et dès ces premières pages, on comprend que durant toute la lecture, nous allons nous révolter !

Nous révolter contre ces grands groupes agro-industriels qui détruisent notre planète, exploitent des populations entières, les affament, exercent une pression sur les gouvernements et les organisations internationales telles que le FMI (à moins que ce ne soit un complice...), pour parvenir à leurs fins et engendrer encore plus de profits.

Nous révolter contre ces grands décideurs de tous pays qui se laissent manipuler par les lobbys et dicter leurs lois au mépris du droit le plus élémentaire à une alimentation suffisante et de qualité.

Nous révolter parce que contrairement à ce que l'on nous répète à l'envi, des solutions existent, ont fait leurs preuves, et ce sur tous les continents !

 

L'agroforesterie se définit comme un mode d’exploitation des terres agricoles associant des plantations d'arbres aux cultures, pâturages et élevage. Ces modes de production offrent de multiples avantages tant en termes de productivité, d'écologie (moindre utilisation, voire abandon des engrais chimiques et autres pesticides), sur la biodiversité, dans la lutte contre les effets climatiques, les pollutions, inondations...

 

Parallèlement à cet exposé sur les avantages de l'agroforesterie, et partant de là, de l'agroécologie, Marie-Monique Robin nous présente également les modes de pression (chantage ?) de sociétés telles que Monsanto, Cargill et consorts sur les pays en développement pour la promotion de leurs produits, toxiques et d'un coût exhorbitant pour les populations. Tout cela avec la bénédiction, la complicité, du FMI et de la Banque Mondiale !

 

Après un passage plus difficile à lire de mon point de vue, où MM Robin nous trace une histoire / philosophie du courant agroécologique et biologique (et sur lequel je suis restée bloquée un long moment...), l'auteure nous conduit de nouveau à travers le monde à la découverte d'expériences confirmant toutes qu'un autre mode de production alimentaire est possible, plus juste, plus durable, respectant l'environnement et les populations paysannes... et surtout, en capacité de nourrir l'humanité avec des produits de qualité !

 

agroecologie.jpg

 

Et là, mon sang bout !!!! Je ne m'en suis toujours pas remise ! On a beau le savoir, il est toujours difficile de le lire aussi clairement : on nous prend pour des imbéciles (pour être polie) !!!! Ce livre est bourré d'exemples ! J'en en ai relevé des pages et des pages dans la perspective de ce billet ! Mais au risque de paraphraser ce livre, je vais me contenter de vous en présenter un seul... L'ALENA.

 

Mais_biodiversite.jpg

 

L'ALENA est l'accord de libre échange de l'Amérique du Nord, conclu entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. L'objet : l'ouverture des frontières aux produits, agricoles notamment. Et la suppression de toutes les aides aux petits producteurs... au Mexique.

Résultats : les produits agricoles américains, massivement subventionnés, produits à grands renforts de pesticides et engrais chimiques particulièrement toxiques pour l'être humain et l'environnement, de systèmes d'irrigations destructrices des nappes phréatiques... ces produits innondent le marché mexicain contraint d'ouvrir ses frontières et de supprimer les aides aux petits paysans.

Conséquence 1 : exode rural massif au Mexique, accroissement de la pauvreté dans les campagnes, explosion de l'immigration clandestine aux Etats-Unis (où les mexicains, sans papiers, sont très largement employés par les grandes firmes de production agro-industrielle, leur statut illégal leur offrant un avantage certain sur les travailleurs américains, protégés et mieux payés...). Les campagnes mexicaines se vident de leurs jeunes et des hommes, chargés d'envoyés de l'argent gagné aux USA dans leurs familles au Mexique. Les travailleurs américains de leur côté, perdent leur job...

Conséquence 2 : le Mexique est invité à produire massivement pour les agrocarburants consommés par les USA et l'Europe. L'agriculture vivrière est largement remplacée par une production destinée à l'exportation. Les marchés et la spéculation font que les cours des produits alimentaires de base sont fluctuants, au détriment là encore des populations les plus pauvres.

Conséquence 3 : l'industrie de la drogue est devenue le seul marché rémunérateur au Mexique, développant ainsi les phénomènes de gangs et la violence. Le Mexique est devenu le pays le plus dangereux de la planète.

 

Agrocarburants.jpg

 

Tous ces pays, d'Amérique du Sud, d'Afrique, d'Asie... étaient autosuffisants en matière alimentaire. Ils sont tous devenus largement dépendant des productions nord-américaines et européennes, toutes deux aussi largement subventionnées (PAC). Tous peuvent remercier le FMI ou la Banque Mondiale qui leur imposent, en cas de crise (financière, climatique, alimentaire...) d'ouvrir leurs frontières et de supprimer les subventions aux petits producteurs.

 

Au Sénégal, de petits paysans ont été chassés de terres en bordure de fleuve pour permettre la construction d'un barrage destiné à l'irrigation de culture intensives... européennes !!!! et françaises notamment...

 

Ces initiatives sont largement soutenues (si ce n'est pilotées) par des firmes telles que Monsanto qui, sous prétexte de faire dans la "charité", inondent les marchés en développement de semences hybrides ou transgéniques ne permettant pas au paysan de recueillir les graines pour les semer l'année suivante (notion du droit de propriété intellectuelle...) et nécessitant un usage massif de produits (intrants) chimiques. Ou comment créer la dépendance et faire disparaître les espèces végétales autochtones, et par là même la biodiversité ! Quand vous saurez que l'investissement humanitaire de Mr Bill Gates se traduit par des investissements massifs dans toutes les recherches conduites par le groupe Monsanto... vous serez moins prompts à leur croire réellement altruiste.

 

Le pire dans ce livre, c'est de voir à quel point chacun à conscience d'être dans un cercle infernal, qu'il faudrait si peu pour en sortir... et que pourtant, il semble si difficile de croire que les gouvernements s'insurgent contre cet état de fait.

 

Il y aurait encore tellement à dire sur ce livre passionnant et terrifiant à la fois, exaltant et révoltant en même temps (comme par exemple le nombre de cancers dus aux pesticides, le coût pour les Etats et la nature de ces usages abusifs...) : je vous invite vivement à le découvrir. Vous pouvez également consulter le site de  Marie-Monique Robin et regarder ses films.

 

 

Deux exemples enfin, qui viennent ajouter encore de l'eau au moulin de Mme Robin.

Comme dans les Deux-Sèvres de l'auteure, le Morbihan de mes parents connaît son lot d'agriculteurs sous le joug d'un mode d'exploitation inhumain. Il y a celui qui, pour payer les emprunts qu'il a dû contracter pour rembourser les tracteurs lui permettant de faire de l'intensif et d'arroser son champ de produits toxiques, doit travailler en plus à l'usine au prix du bien-être de sa famille et son équilibre psychologique. Il y a celui, enfin, qui endosse combinaison, gants et masque pour traiter ses champs, comme dans la bande-annonce ci-dessus, et qui produit, à bonne distance et pour son compte personnel, des produits biologiques...

 

Comme le disent de nombreux témoins dans cet ouvrage, l'agriculture intensive n'a pas réussi à nourrir le monde depuis 60 ans. Il est temps de "changer de paradigme" et de revoir notre conception d'une société juste, équilibrée et respectueuse (de l'environnement et des Hommes).

 

L'avenir appartient à une humanité respectueuse de ses enfants et de son environnement.

 

 

**********

Une lecture idéale pour commencer cette nouvelle année du Challenge citoyen !

 

challenge indigné révolté engagé 2013

 

C'est aussi une lecture pour le rendez-vous de  Opaline, La plume au féminin.

 

LaPlumeauféimin1

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:04

 Gueule_d-hexagone_Argos.jpg

 

Auteur : Collectif Argos

Titre : Gueule d'Hexagone

 

Poche : 288 pages

Editeur : Intervalles

Sortie le 15 octobre 2012

 

 

Mon avis :   5 étoiles

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

A quoi ressemble la France d’aujourd’hui ? Qui sont ses habitants ? Comment se connecte-t-elle au village mondial ? Quel chemin a-t-elle parcouru depuis cinquante ans ? Telles étaient quelques-unes des questions que se posaient les douze auteurs de Gueule d’Hexagone avant de commencer leur travail. Pour ce projet étendu à six territoires français, six binômes, associant chacun un écrivain et un photographe, furent constitués et une méthode de travail spécialement conçue. Objectifs : renouer avec l’enquête de terrain au long cours, raconter dans chaque lieu une histoire éclairante, associer les habitants aux différentes étapes des reportages.

 

Souvent décalés, très variés dans leur style comme dans leur approche, les six récits révèlent des facettes peu connues de l’Hexagone, découvrent des lignes de forces inédites, déplacent quelques repères réputés inamovibles. Dans leur dialogue, ces histoires ébauchent un portrait dynamique et inattendu de la vie française en ce début de millénaire.

 

 

Ma lecture :

 

J'ai reçu cet ouvrage samedi matin par courrier, dans le cadre de l'opération Masse Critique proposée par  Babelio. Je me suis bien vite jetée dessus, et tout aussi vite été un peu déçue... La couverture et la mise en page ne sont pas très glamour (oui, en effet, ce n'est pas vraiment ce que l'on demande à un tel ouvrage), mais, pire, les photos que j'ai feuilletées ne m'ont pas intéressée du tout. Ca commence mal me direz-vous...

 

Et pourtant, j'ai rapidement voulu voir de quoi il en retournait. Et j'ai commencé par le dernier reportage. Pourquoi le dernier ? Parce que j'ai été déçu par ce premier aperçu du livre et que, quitte à ne lire qu'un seul reportage, autant que ce soit celui d'une région m'intéressant : la Bretagne, et en l'occurence Plozevet, dans le Finistère.

 

Et à partir de là, tout s'est enchaîné très vite et le livre était terminé dimanche soir !

 

Tout m'a énormément plu dans cet ouvrage : les récits et les portraits que nous font chacun des binômes de ce projet, l'angle des reportages, la vitalité des récits, la qualité du texte, l'intérêt évident que portent ces binômes aux régions présentées et aux acteurs de ces récits, et puis, et non le moindre, la qualité des photos retenues et le message qu'elles transmettent. Il ne faut surtout pas s'arrêter à la première impression qu'elles peuvent produire. Et ne pas fonder un jugement sur les photos seules. Dans chaque reportage, celles-ci sont présentées à la fin des 12 pages de texte. Et quand on en arrive là, il nous semble feuilleter un album de famille. Les lieux comme les visages nous semblent familiers. J'ai tourné les pages avec attention, chacun des clichés ayant un sens pour moi.

 

Créé en 2001, le collectif Argos rassemble dix journalistes. Autant d’auteurs investis dans une démarche documentaire fondée sur la nécessité de témoigner des mutations du monde contemporain. Que ces changements soient écologiques, économiques, politiques ou culturels, discrets ou spectaculaires, locaux ou globaux, néfastes ou porteurs d’espoir, l’être humain est toujours au cœur de leurs récits. En 2004, lorsque le collectif décide de travailler sur les conséquences du dérèglement climatique, il se tourne ainsi vers les populations les plus immédiatement menacées. Fruit de cette longue enquête, le livre Réfugiés climatiques a été réédité en 2010. Être au plus près des hommes et des femmes dont ils parlent, prendre le temps nécessaire pour construire une relation de confiance sont, pour les photographes et les écrivains d’Argos, les conditions sine qua non d’un travail conçu comme un outil de démocratie. Depuis son origine, le collectif Argos est également un laboratoire transmédia qui cherche à repenser la réalisation, l’écriture et la diffusion de ses projets dans un univers médiatique en pleine révolution.

 

apprentis_jacques-winderberger.jpg

 

La lecture de cet ouvrage m'a ramenée quelques années en arrière, à mes années d'études à la faculté de Sociologie de Nantes. Durant l'année de Maîtrise, nous avions un cours de "Photographie". Il s'agissait alors non seulement d'étudier la pratique de la photographie dans un environnement social donné, mais également d'étudier la photo comme matériaux d'enquête sociologique. Et c'est bien ce à quoi s'attachent les membres du collectif Argos. Ils cherchent à décrire par le texte, à travers des résultats d'enquêtes, d'observations et d'entretiens, et par la photographie, des conditions de vie de groupes sociaux spécifiques. Des groupes qui sont à la fois singulier mais également représentatifs de ce qu'est la France. Ce livre est finalement le résultat d'une étude ethnographique des français.

 

Tous ces reportages ont fait sens pour moi : Plozevet et l'engagement du cuisinier du collège dans son environnement local et pour l'éducation des enfants à une alimentation saine et respectueuse de l'environnement ; Fos-sur-Mer et la cohésion et solidarité d'une équipe de football amateur sur fond de complexe industriel et pétro-chimique comptant pas moins de 13 sites classés Seveso ; Saint-Paul-sur-Ubaye et le quotidien d'un petit village de montagne où les nouveaux arrivants tentent d'insuffler un peu de vie et de solidarité dans les relations humaines ; Sarcelles, ville mondialisée où une centaine de communautés tentent de maintenir des liens de solidarité malgré les effets de la pauvreté ; Charmes, dans les Vosges, où la désindustrialisation massive fait des ravages et où l'Histoire n'est jamais bien loin qui laisse des traces douloureuses desquelles il est difficile de s'exonérer pour construire l'avenir ; Marseille, pour finir, où un quartier populaire au coeur de la grande ville peine à garder son authenticité et à conserver, là encore, ces solidarités de "village" que les nouveaux habitants viennent pourtant rechercher.

 

Marseille Jacques-Windenberger

 

Tous ces témoignages sont d'une grande force et nous font nous poser tant de questions sur ce qui a vraiment de l'intérêt, sur ce qui a vraiment du sens dans une vie. A la lecture de ces reportages, on peut se demander si ceux qui nous gouvernent connaissent vraiment la France. A moins que ce ne soient les médias qui ne vont pas suffisamment à la rencontre de ces français à qui ils prétendent parler chaque jour... Ce livre est une belle illustration du travail du journaliste !

 

Je vous invite vivement à découvrir ce livre d'une très grande richesse et à consulter le site du  collectif Argos.

 

 

**********

Une lecture réalisée dans le cadre de l'opération Masse Critique proposée par  Babelio (grand merci à eux et à la maison d'édition  Intervalles) et qui viendra alimenter mon  challenge Citoyen 2012.

 

Sans titre

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:58

 

Présentation de l'éditeur :

 

Détails sur le produitIl existe bien un antisémitisme en France aujourd'hui : les néo nazis, les négationnistes, les nostalgiques du pétainisme... pas grand monde, et sans grande influence. Mais quand on fait état d'une « montée » de l'antisémitisme, c'est pour stigmatiser la jeunesse des quartiers populaires, les Arabes et les Noirs, qui ne sont pas antisémites : ils sont solidaires des Palestiniens opprimés, ce qui n'est pas la même chose. Le livre explore les motifs et les méthodes de ceux qui cultivent et exploitent cet amalgame pervers.

 

 

 

 

 

Ma lecture :  

 

Enfin des auteurs qui expriment ce que j'ai bien souvent pensé tout bas. Qui expriment le genre de réflexion que l'on garde pour soi, ou qu'on ne réserve qu'aux proches, à ceux qui, on le sait par avance, partagent, sinon notre position, tout du moins notre liberté de penser et de s'exprimer.

Pour moi, et vu de ma fenêtre (c'est-à-dire sans grande connaissance plus que ce que les médias - écrits ou radio - ne m'en laisse penser), Israël est un Etat oppresseur. Cependant, si beaucoup partagent cette opinion, peu osent l'exprimer sous peine de se voir taxer d'antisémitisme. En effet, l'histoire du peuple juif, qui ne peut être réduit à l'Etat d'Israël, devrait, selon certains, nous interdire toute critique envers cet Etat. Or, si l'on remet en question la politique d'un Etat, cela ne signifie pas que l'on s'oppose à sa population ! La politique de l'Etat d'Israël n'a rien à voir avec la religion juive : il s'agit d'une politique colonisatrice comme il y en a eu d'autres avant elle (et comme il y en aura d'autres) que l'on doit pouvoir critiquer si on le souhaite.

C'est ce qui est exprimé dans cet ouvrage très constructif et combatif.

Cependant, je regretterais l'aspect un peu "guerre de clochers" entre deux camps qui s'opposent ici : les Alain Badiou / Eric Hazan (et beaucoup d'autres) d'un côté, et les BHL / Finkielkraut (et consort) de l'autre. On sent bien que les auteurs se défendent ici d'attaques personnelles dont ils ont été les victimes, mais pour le lecteur, c'est se sentir un peu au coeur d'un conflit familial qui ne nous regarde que très peu.

Néanmoins, un ouvrage fort instructif, et qui ne nous étonnera pas quant aux collusions existantes entre tous ces décideurs, médias et journalistes, pseudo-intellectuels, politiques, industriels, ... Qu'on songe donc à la présence de BHL en Lybie ...

Un livre courageux.

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:42

Présentation de l'éditeur : 

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Féminisme, laïcité, devoir de mémoire, liberté d'expression, droit au blasphème et à la critique des religions... De ces principes incontestables, la classe politique française, le microcosme intellectuel et les grands médias font aujourd'hui un usage particulièrement retors. Au travers de "débats" mal posés - l'"insécurité", les "tournantes en banlieue", le "problème du voile islamique", la "repentance coloniale", l'"impossibilité de critiquer l'islam" -, ils construisent un même ennemi, ou un même bouc émissaire : le jeune issu de l'immigration postcoloniale et de culture musulmane. Car c'est bien lui qui finalement se retrouve toujours accusé de menacer la sécurité des biens et des personnes, la condition des femmes, la laïcité de l'école, la fierté nationale et "notre tradition libertaire". Pierre Tevanian montre en somme, citations à l'appui, que le féminisme, la laïcité, la mémoire et la liberté d'expression sont devenus, dans un nombre croissant de discours politiques et médiatiques, les métaphores d'un racisme qui ne dit pas son nom. Il montre qu'au sein même de la République se construit peu à peu une véritable culture du mépris.

 

 

 

Ma lecture :  

 

A lire absolument !

Cet ouvrage nous donne à réfléchir sur, notamment, le rôle des médias et des politiques dans la représentation que nous avons de l'Islam. Il apparaît que toutes ces affirmations diffusées à longueur de journée dans les médias ne traduisent peut-être pas tant la réalité ... Plutôt un fantasme, une peur irrationnelle, la "nécessité" d'identifier en l'autre un bouc-émissaire, un peu le plaisir de se faire peur. A moins que ce ne soit la nécessité de détourner le quidam de ses préoccupations quotidiennes, telles que le chômage, la pauvreté, la difficulté à se faire soigner, à suivre une scolarité de qualité dans des classes surchargées ...

Finalement, un fait divers est présenté comme une généralité et sert à caractériser tout un groupe de personnes ; un autre, qui s'avèrera être le fait d'une mythomane, sera néanmoins utilisé pendant des semaines pour stigmatiser une population.

Une expression caractéristique utilisée par Eric Besson alors ministre de l'Immigration est très révélatrice : il nous parle de jeunes "immigrés de troisième génération" ... Qu'est-ce que cela signifie ? Ce sont des jeunes français, dont les parents sont français (comme moi par exemple ...), mais qui ne sont pas vraiment français quand même puisque issus de grands-parents nés à l'étranger ... dans un pays d'Afrique du Nord surtout puisque les jeunes dont les grands-parents sont nés ailleurs (en Suède, aux USA, en Italie ou en Russie ...) eux, sont français pour de vrai !!! Finalement, selon la constitution, nous sommes tous égaux ... mais certains le sont quand même plus que d'autres comme le disait Coluche.

En tout cas, une saine lecture qui donne à réfléchir, et que je vais prolonger par la lecture prochaine de l'ouvrage de Thomas Deltombe, l'Islam imaginaire, ouvrage dont j'avais déjà entendu parler chez Daniel Mermet sur France Inter. A consulter également le site lmsi : Les mots sont importants.

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 15:47

Présentation de l'éditeur :

 

41iVkM+tn9L SL500 AA300Les décideurs européens ont-ils appris quelque chose de la crise provoquée par les dérives de l'industrie financière ? On peut en douter. Pour résorber les déficits provoqués par le sauvetage des banques et la récession, la Commission européenne et les gouvernements appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes d'ajustement qui ont dans le passé démontré leur capacité à accroître l'instabilité économique et les inégalités sociales. Ces politiques de soumission au pouvoir de la finance mettent en danger l'avenir du projet européen. Atterrés par ce constat, nous avons pris l'initiative d'écrire ce manifeste. Il dénonce dix fausses évidences, mal fondées scientifiquement, qui servent à justifier les politiques actuellement menées en Europe. Il soumet au débat vingt-deux propositions pour une autre stratégie. Initialement adressé à la communauté des économistes, et plus de sept cents d'entre eux, issus comme nous d'horizons théoriques très divers, l'ont signé, ce manifeste est surtout destiné à nos concitoyens. Le décalage est aujourd'hui patent entre les affirmations péremptoires des " experts " et la fragilité de leurs diagnostics. Nous souhaitons aider les citoyens à mettre des mots et des concepts sur leurs doutes, et les conforter dans l'idée que d'autres choix peuvent être mis en débat.

 

Ma lecture : 

 

Un seul commentaire à l'issue de cette lecture : mais pourquoi ne donne-t-on jamais la parole à ces gens-là ?!!!! Pourquoi ne nous donne-t-on que du BHL ?!!!! ... enfin, si on le veut bien parce que pour ma part, je ne le lis pas, je ne regarde pas la TV (je ne risque donc pas de l'y croiser ...), et il n'est pas invité dans les émissions radio que j'écoute !

Reste que la question est c... me direz-vous ...

 

Bref, un petit livre très instructif, qui rejoint finalement ce que des gens du peuple comme moi pensent. Il nous rassure (un peu) en nous disant que, non, nous ne sommes pas seuls !!

Une lecture pour découvrir le sujet et qui donne envie de l'approfondir.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 20:58

Présentation de l'éditeur :51Ns7GzE9lL SL500 AA300

 

« 93 ans. La fin n'est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l'expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948, élevé à la dignité d Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d'honneur !
Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c était l'indignation. » Certes, les raisons de s'indigner dans le monde complexe d'aujourd hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au toujours plus, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu'aux acquis bradés de la Résistance retraites, Sécurité sociale... Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l homme... en sont la démonstration.
Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu il appelle à une « insurrection pacifique ».

 

Ma lecture :   

 

Un essai court mais efficace : il ne vous reste plus qu'à trouver motif à votre indignation ... ce qui ne devrait finalement pas être bien difficile par les temps qui courent.

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 19:55

Présentation de l'éditeur : 51AlAn2nd2L SL500 AA300

 

L'hôpital va mal. Il va mal parce que la société va mal. Et notre société va mal parce que les valeurs collectives sont ébranlées par deux processus simultanés: la technicisation qui libère l'homme de la nature, mais peut le rendre esclave de la technique; la marchandisation qui transforme tout, y compris les rapports humains les plus essentiels, ceux qui engagent la vie et la mort, en un simple commerce. Enfant des CHU, André Grimaldi ne se résigne pas au renversement des valeurs actuelles qui font du médecin un producteur de soins, du malade un consommateur, de la médecine une affaire. Médecin salarié convaincu que l'application du "juste soin au juste coût" exigée par son éthique professionnelle s'accompagne mal des conflits d'intérêts, l'auteur critique les réformes mises en oeuvre qui visent à faire de la santé une marchandise comme les autres et de l'hôpital une entreprise : la tarification à l'activité dite "T2A" qui pousse les médecins à multiplier les actes rentables, le numerus clausus qui a conduit à la pénurie médicale actuelle et à l'importation de médecins étrangers, le développement de consortiums de cliniques privées commerciales, l'arrivée des assureurs privés sur le "marché de la santé". Quel monde allons-nous laisser à notre jeunesse? A partir de son expérience personnelle, le professeur Grimaldi nous livre de nombreux exemples de cette déshumanisation à l'œuvre dans le service public, très souvent des cas ubuesques qui défient le bon sens. Une autre voie est pourtant possible: un système basé sur la solidarité faisant coexister un service public et un secteur privé à but non lucratif.

 

Ma lecture :       

 

Non que cette lecture m'ai particulièrement donné envie de rigoler, mais c'est véritablement un ouvrage à lire. Encore motif à la révolte, à l'exaspération !!! On savait que nos gouvernants veulent voir disparaître les services publics, mais les arguments avancés par le professeur Grimaldi sont tout à fait éloquents !

Quelques exemples ?

Savez-vous qu'il est financièrement plus rentable de faire accoucher les femmes par césarienne que par la voie "normale" ? Ce qui explique sans doute pourquoi les cliniques privées en viennent à faire 4 fois plus de césariennes que l'hôpital public ... et que l'hôpital s'y met aussi !

Savez-vous que les cliniques privées, comme les hôpitaux, sont payées à l'acte par la sécurité sociale (par nos impôts) mais qu'elles sont capables de verser des dividendes par millions d'euros à leurs actionnaires ... De là à dire que nos impôts servent à verser des dividendes aux actionnaires du privé ...

Savez que l'ancienne directrice générale des hôpitaux de Paris, Mme  Rose-Marie Van Lerberghe, a fermé des lits en gériatrie par dizaines dans les hôpitaux publics, pour les réouvrir plus tard comme présidente de Korian, entreprise privée gérant 227 établissement de santé (maisons de retraite en tête) : finalement, on se dit que la gestion des lits en gériatrie devait quand même être rentable ... Nouvelle précision, savez-vous que Malakoff Médéric, assurance, détient 13.3 % du capital de Korian ? Savez-vous que Guillaume Sarkozy, frère de l'autre, est Directeur Général du groupe Malakoff Médéric ? Conflit d'intérêt ???

Finalement, une fois ce livre fermé, on se dit que nous n'avons rien à attendre de nos gouvernants ! Le Pr Grimaldi garde espoir ... et je lui tire mon chapeau parce que j'ai du mal à être aussi optimiste. D'autant que, en y regardant de plus près, la description qu'il nous fait du service public hospitalier pourrait s'appliquer aussi bien à l'école ou à l'université, aux services publics de l'état, dans les collectivités locales aussi, l'état diminuant toujours plus les dotations faites aux services publics décentralisés en transférant toujours plus de compétences ... Et que dire de La Poste et de la SNCF ...

On en reparlera dans quelques années ... quand les services publics auront disparu en France ... quand les seuls à pouvoir se faire soigner seront ceux qui auront les moyens de payer une prime d'assurance de 12 000 euros annuels comme certains le proposent déjà ...

MOBILISONS-NOUS avant qu'il ne soit trop tard ...

Une lecture salutaire.

 

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 19:06

Présentation de l'éditeur :

 

41zIPYTUGoL SL500 AA300Petits chèques entre amis, dîners mondains, légions d'honneur et comptes en Suisse... L'affaire Bettencourt a jeté une lumière crue sur les connivences souterraines qui unissent pouvoir politique et puissances de l'argent. Dans ce livre-enquête, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, spécialistes de la bourgeoisie française, donnent à voir, au-delà des scandales, la logique d'un système. Pour faire vivre un monde où l'entre-soi permet l'affirmation des réseaux, ils rapportent des histoires révélatrices, glanées dans les coulisses du règne de Nicolas Ier. En brossant la chronique des premières mesures prises, ils dévoilent les ressorts d'une politique systématique en faveur des nantis: bouclier fiscal, abattements et exonérations en tout genre, dépénalisation du droit des affaires ne sont que les éléments visibles d'une guerre des classes au service de l'aristocratie de l'argent. Aux discours du Sarkozy qui prétendait vouloir refonder le capitalisme s'oppose la réalité des actes: paradis fiscaux, fonds spéculatifs, bonus des traders, stock-options et cadeaux aux banques se portent bien et ont permis au capital financier de retrouver de sa superbe. Derrière la façade d'un pouvoir démocratique se dessine ainsi le tableau inquiétant d'un tout autre régime: une oligarchie, un gouvernement des riches pour les riches.

 

Ma lecture :          

 

Tout ça, on l'a su un jour : on l'a lu, entendu ... Mais cette compilation nous donne une bonne image du système sarkozy. Enfin, bonne n'est pas le terme juste ... Je devrais plutôt dire terrifiante, désespérante, révoltante !!! Quelle exaspération au fil de la lecture ! Et pour moi, stupeur, comment en sommes nous arrivés là ? Pourquoi cette absence de réaction ?

Pour moi, une explication qui me paraît une évidence depuis des années : ce discours que les élites martèlent depuis des années, répétant que les classes sociales n'existent plus !!! Quelle erreur !!! Bien sûr qu'elles existent, mais les seuls à en avoir conscience aujourd'hui, ce sont nos élites ! Les vainqueurs aujourd'hui de la lutte des classes. Et les classes laborieuses : et bien elles se battent entre elles pour défendre leur part du gâteau ! Quelle erreur ! A quand une force mobilisatrice qui pourra fédérer le prolétariat et classes moyennes ??!!! Sûrement pas avec les forces de "gauche" actuelle. D'ailleurs j'aimerai tellement le même type d'ouvrage sur les élites de "gauche" comme la patron du FMI ... Quelle antinomie d'ailleurs entre ces termes : "gauche" et "FMI" ... Lisez Jean Ziegler pour vous en convaincre !

En espérant que le constat de ce livre produira des actions ...

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:05

Comme naguère Jean-Jacques Rousseau dénonçait le scandale d'une société fondée sur l'inégalité, avec la même clarté, et un bonheur d'écriture que seule peut inspirer la passion du juste, Aimé Césaire prend ses distance par rapport au monde occidental et le juge. Ce discours est un acte d'accusation et de libération. Sont assignés quelques ténors de la civilisation blanche et de son idéologie mystifiante, l'Humanisme formel et froid. En pleine lumière sont exposées d'horribles réalités : la barbarie du colonisateur et le malheur du colonisé, le fait même de la colonisation qui n'est qu'une machine exploiteuse d'hommes et déshumanisante, une machine à détruire des civilisations qui étaient belles, dignes et fraternelles. C'est la première fois qu'avec cette force est proclamée, face à l'Occident, la valeur des cultures nègres. Mais la violence de la pureté du cri sont à la mesure d'une grande exigence, ce texte chaud, à chaque instant, témoigne du souci des hommes, d'une authentique universalité humaine. Il s'inscrit dans la lignée de ces textes majeurs qui ne cessent de réveiller en chacun de nous la générosité de la lucidité révolutionnaires. Le Discours sur le colonialisme est suivi du Discours sur la Négritude, qu'Aimé Césaire a prononcé à l'Université Internationale de Floride (Miami), en 1987.
Posez-vous des questions avec ce discours sur le colonialisme, interrogez-vous, interrogez l'histoire et demandez-vous ensuite ce qu'entendait Mr Sarkozy lorsqu'il disait que les noirs n'étaient pas entrés dans l'Histoire ... Une vision de l'histoire de notre Psdt qui inquiète.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 21:06

Juste pour situer, un passage du chapitre "Sarkozy en Afrique". Edifiant.
Il s'agit d'une citation du discours de Mr S.  lors d'un discours de juillet 2007 à l'Université Cheikh-Anta-Diop à Dakar. Des centaines d'étudiants venus de toute l'Afrique étaient présents.
"Nul ne peut faire comme si cette faute [la colonisation] n'avait pas été commise. Nul ne peut faire comme si cette histoire n'avait pas eu lieu. Pour le meilleur [sic] comme pour le pire, la colonisation a transformé l'homme africain et l'homme européen. Jeunes d'Afrique, vous êtes les héritiers de tout ce que l'Occident a déposé dans le coeur et dans l'âme de l'Afrique." Déposé : généreuse attention de la part des colons !
Un bouquin passionnant sur l'arrogance des nations occidentales et leur assurance face aux pays "du sud". Un livre mise en garde aussi ... qu'on ne soit pas surpris le jour où on nous demandera des comptes ...
Comme toujours, un livre passionnant, qui se lit facilement et qui pousse à la réflexion. Conseillé.

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  • : J'ai souhaité placer sous de bons auspices ce blog dédié aux livres et à mes lectures. Itzamna est une importante divinité du panthéon Maya. Dieu du ciel, du jour et de la nuit, il a aussi inventé l'écriture et les livres.
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