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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 15:48

fukushima-mon-amour Présentation de l'éditeur :

 

Le drame de Tchernobyl est resté dans toutes les mémoires comme la plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps. Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 8,9 suivi d'un gigantesque tsunami anéantit la côte nord-est du Japon. La centrale de Fukushima, ébranlée dans ses fondements, devient alors une réelle menace pour l'ensemble de l'humanité.

À Kamaishi, petit village du Pacifique submergé par les eaux, terrassé par le séisme et mis en péril par le fléau nucléaire, Kiyoto n'est pas rentré au port. Commence alors pour Kaede, sa jeune épouse, une longue et douloureuse attente.  Entre espoir et découragement, elle va tenter de retrouver, dans les décombres de sa ville, les traces de son disparu. Jusqu'au jour où... 

 

Un roman écrit comme un hommage au peuple japonais.

 

Ma lecture :   

 

Pas sûre que mon choix ce serait porté sur ce titre, référence au film d'Alain Resnais "Hiroshima mon amour". Et pourtant, j'ai sauté sur ce partenariat entre Bibliofolie et la maison d'édition Terroir des Orris. C'est la couverture qui a emporté ainsi mon adhésion. Emotion confirmée lorsque ce petit livre est arrivé en début de semaine dans ma boîte aux lettres : les couleurs de l'habit de la jeune femme sont éclatantes ! L'arrière-plan bleuté et l'esquisse de cerisier laissent présager de la poésie du texte. Je ne me lasse pas de regarder la couverture de ce livre.

J'ai bien vite ouvert le livre pour le feuilleter brièvement. Et là, surprise, une dédicace ! J'avoue avoir été très touchée par cette attention. A cet instant me direz-vous, difficile de rester impartiale sur le contenu et l'écriture ... Certes.

 
Cependant, ma première impression fut décevante. Je ne retrouvais pas la poésie à laquelle je m'attendais. Les cerisiers étaient bien là en effet, mais ils étaient seuls. L'album de Taniguchi que je venais juste de terminer laissait apparaître plus de cette poésie attribuée à l'art de vivre à la japonnaise. Et puis l'histoire est tellement contemporaine avec cette centrale nucléaire au bord de l'explosion. Difficile de s'y retrouver. Peut-être était-il trop tôt pour écrire ce type d'ouvrage ?
 
Et pourtant, je ne sais à quel moment, j'ai commencé à éprouver la poésie de ce texte. Peut-être avec l'arrivée du personnage de Hideyo, "la douce Hideyo, la gentille hideyo, la généreuse Hideyo". Petit-à-petit, je me suis laissée emporter par cette lente et douce mélopée. Même si l'heure est au drame, à la tragédie, le rythme de Kaede reste lent, tout en mesure et en douceur. Un peu comme ces femmes entravées par leurs jupes et leurs petites chaussures qui marchent à petits pas. Ce n'est pas seulement Kaede qui reste discrète, c'est tout Kamaishi. Ici, pas de cris, de hurlements ni d'expression bruyante de sa douleur. Tout n'est que souffrance contenue, dignité et réserve. C'est cette douceur, cette sobriété qui sont la force de ce peuple tel qu'on nous le dépeint. Ce sont elles aussi qui apportent du poids à ce texte. La pensée de Kaede garde le même rythme du début à la fin de ce petit livre, un peu comme une mélodie lancinante. Une musique qui finit par nous entrer dans la tête et dont il est difficile de se défaire. Une musique qui parvient à son but : laisser une trace.
 
Finalement, comme indiqué en 4ème de couverture, nous sommes ici plus face à un hommage qu'à un roman. Si l'histoire est un support, elle n'est pas une finalité. Ce n'est pas vraiment elle qui nous touche (même si ...), mais plutôt les Hommes, l'atmosphère, la poésie ...

 

 

Extraits :

"En chemin, je croisai des rangées interminables de vieillards et de jeunes femmes, couverts de bâches métallisées destinées à les protéger du froid. Ils se rendaient au camp de réfugiés installé dans les hauteurs de Kamaishi. Des hommes tentaient de retrouver, dans les tas de détritus entreposés le long des rues, des objets de leur quotidien, encore en état. C'était un peuple abattu. C'était un peuple fatigué, brisé, anéanti par le malheur, qui déambulait entre les maisons détruites de notre Kamaishi. C'était un peuple de mendiants qui, par fierté, ne tendait pas la main, un peuple terrassé par l'incompréhension. C'était un peuple courageux et fier !" (Fukushima mon amour - Gérard Raynal - TDO éditions - juin 2011 - page 50)
 

"J'aimais tous ces habitants qui s'activaient sans relâche à redonner à leur ville adorée un aspect convenable. Les traits étaient tirés, les épaules affaissées, mais on sentait chez chacun des rescapés une farouche volonté de redémarrer. Je les aimais Kiyoto, [...]" (Fukushima mon amour - Gérard Raynal - TDO éditions - juin 2011 - page 55)

 

 

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Cet ouvrage a été lu dans le cadre d'un partenariat organisé par bibliofolie-2011-logo-1501 que je remercie.
 
 Un grand merci aussi bien sûr aux Editions Terroir des Orris qui m'ont offert ce livre, et à l'auteur, Gérard Raynal.
tdo-editions-logo-vert-carre-300x300.jpg
 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 15:07

Présentation de l'éditeur :

 

51ltbUPcZ2L SL500 AA300« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi
à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

 

 

Ma lecture :  

 

Une lecture rafraîchissante qui m'a fait penser à du Marc Lévy : de l'amour, de l'humour, de la légèreté, de la tristesse aussi, mais narrée de façon moins mélo que chez Lévy.

Une jolie petite histoire qui se lit sans y penser en avalant les petits chapitres dont certains sont simplement la définition d'un mot du Larousse ou quelques titres que les Beatles auraient pu écrire si Lennon était toujours en vie.

A lire pour la détente.

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 12:12

Présentation de l'éditeur :

41K3VVEND3L SL500 AA300 

Contrainte d'abandonner ses études supérieures, Catherine Lorriot a accepté un poste d'institutrice près de Paris. Cette fille de paysans bourguignons se réjouit de vivre près du " peuple ". Mais bien des déconvenues l'attendent dans cette banlieue du début des années soixante. Ces " blousons noirs " de dix à quatorze ans qui jurent, chapardent, perturbent la classe, ne lui témoignent aucun respect, sont-ils du même " peuple " qu'elle ? Il lui faudra faire un grand effort pour comprendre ces gamins livrés à eux-mêmes et pris aux pièges de la société de consommation à sa naissance... Dans ce roman paru en 1962, l'auteur de La Billebaude et de Rempart de la Miséricorde analyse avec lucidité et drôlerie des problèmes d'une surprenante actualité.

 

Ma lecture :   

 

 Les premières pages de l'ouvrage sont intéressantes : nous nous plaçons du point de vue d'une jeune institutrice venue de sa campagne enseigner aux enfants "du peuple". Et nous découvrons ce qui pourrait être un récit actuel, la vie dans une classe primaire de "banlieue" où la violence fait partie du quotidien. Le point de vue de l'auteur nénmoins date le roman (début des années soixante) et l'on assiste à une véritable leçon moralisatrice sur la place de la femme dans le foyer (qui doit être à la maison et non à poursuivre ses rêves de carrière), sur la sage philosophie des ruraux au regard des illusions des urbains, et surtout celles des ouvriers ... qui seraient quand même bien plus heureux à la campagne !

Le message que l'auteur cherche à faire passer est toutefois très intéressant : à quoi sert-il de s'éreinter au travail tout en délaissant enfants et famille si ce n'est QUE pour pouvoir consommer et acheter voiture, poste radio et frigidaire ! Il est vrai que cette question est toujours d'actualité. Certainement, ne serions-nous pas plus malheureux en nous contentant de moins et en profitant pleinement du quotidien et de ceux qui nous entourent.

Il reste que l'auteur laisse transparaître un point de vue réactionnaire sur la société de son temps, à la fois raciste et mysogine.

C'est d'ailleurs cette seconde lecture qui m'a surtout intéressée, à savoir les opinions que l'auteur laissait paraître et sa vision de la société au début d'une ère de consommation frénétique. Plus que l'histoire de l'institutrice en elle-même car on tourne vite en rond : on assiste finalement à succession de préjugés sur les enfants d'ouvriers, ceux de parents tout juste immigrés en France, sur les femmes (la traditionnelle opposition entre la sainte mère de famille et la "salope" qui abandonne son mari et ses enfants pour aller travailler), sur la religion (avec le personnage du prêtre ouvrier) ...

Ce livre est à lire pour le regard porté par l'auteur sur la société de son temps (plus que pour l'histoire elle-même).

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 20:31

Présentation de l'éditeur :

 

41rTWXf-vHL SL500 AA300

 

Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père le stupéfie et ne cesse de l’obséder. Ce prisonnier, David Wagner, est en fait son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l’autre famille, la branche cachée, celle dont personne chez les Fabre n’évoque l’existence… Au cours de sa quête, le jeune homme comprend qu’en remontant à l’origine de la violence, c’est sa propre violence qu’on finit par rencontrer…

Ce roman a obtenu le prix Orange en 2009. Un roman haletant, au style clair, sec, dépouillé. Sans doute la grande révélation de l’année 2009. François Brunel, Le Journal du Dimanche.

Un puissant hommage à la mémoire des morts. Alexandre Fillon, Lire.

On reste abasourdi par ce torrent de violence souterraine qui peut couler sous les sourires et la bienséance. Un grand livre, vraiment. André Rollin, Le Canard enchaîné.

 

Ma lecture :  

 

Un livre en deux parties : la première qui nous plonge dans l'Histoire avec un grand H à travers une histoire familiale ; la seconde partie dénoue les liens de cette famille aujourd'hui. Une lecture très agréable, même si, de mon point de vue et contrairement à l'avis du JDD, elle n'est pas toujours si aisée. J'ai souvent dû relire la même phrase, des phrases souvent longues, menant à de nombreuses digression. Un mélange de roman et d'analyse, voire de psychanalyse. Pas toujours si facile à suivre. Mais une fois la logique de l'écrivain assimilée, on plonge dans cette histoire familiale à 200%. Plusieurs trames de vie s'emmêlent : celle du camp de Buchenwald, celle du quotidien d'un prof, celle de 3 hommes d'une même famille, une histoire d'amour aussi ... enfin, des histoires d'amour, au présent et au passé.
Une belle découverte.

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 20:42

51BaKWXjXUL SL500 AA300Présentation de l'éditeur :

« Le fait du prince » Un homme vole l’identité d’un inconnu. « Il y a un instant , entre la 15ème et la 16eme gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate ».

 

Ma lecture :   

Je n'avais jamais lu de Nothomb : et bien on ne m'y reprendra pas.
Vite lu : il n'y a rien à lire ! L'idée n'était pourtant pas mauvaise, mais elle n'est absolument pas exploitée : aucun suspens, pas d'intrigue ... Et ce que je déplore le plus : aucune écriture ! Bref, gardez votre temps à de plus intéressantes lectures !

 

Après la lecture de Zafon : quel contraste et quel gouffre !!!

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 20:30

41QyKVyJ3uL SL500 AA300

Présentation de l'éditeur :

 

Un étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner tout ce qu’on croit savoir de la naissance du monde. Il est astrophysicien, elle est archéologue. Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer le cours de leur vie et de la nôtre.

 

Ma lecture :  

 

Oui, Lévy, ça marche à tous les coups ! La recette est bien rodée maintenant : tous les ingrédients y sont. L'aventure, la découverte de mondes passionnants, l'amour et des histoires qui vous tirent une petite larme, et surtout ce côté science fiction qui nous plonge dans un monde parallèle.
Pourtant, cette fois-ci, les périgrénations de nos héros m'ont semblé un peu confuses parfois : je revenais un peu en arrière en me demandant ce qui les avaient conduit à cette déduction ... Les liens ne sont pas toujours limpides et le rôle des hommes de l'ombre n'ajoute rien en terme de fluidité. Et surtout, ce dont j'ai horreur, c'est quand l'auteur me laisse ainsi en plein milieu du chemin, sans aucune clé pour comprendre le dénouement ! Du coup, il faut attendre la suite avec (im)patience !!! Heureusement que j'ai attendu avant de lire ce livre : l'édition de poche ne sort que dans quelques mois ...
Pour tous ceux qui aiment Marc Lévy, une valeur sûre. Vite lu, ce qu'il faut pour les vacances !

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 07:20

Prix Goncourt 2008

Présentation de l'éditeur :
" Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à41sJS7-OwML SS500 qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines... Comment appelle-t-on cette pierre ? "
En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d'une vie d'humiliations, dans l'espoir d'une possible rédemption.

Ma lecture :
Ce petit livre, 137 pages, est un vrai petit bijou. Une découverte faite au hasard d'un rayon de librairie qui donne envie d'en lire plus de cet auteur franco-afghan. Le premier livre écrit en français par Atiq Rahimi. Ce livre se lit d'une traite, dans un souffle, le souffle d'une femme qui ouvre son âme à cet homme, son homme, qui absorbe ses confessions, ses tabous, ... Le souffle lent et régulier de cet homme qui entend les secrets de la femme, sa femme. Un très belle écriture, simple. Une histoire que l'on pourrait croire écrite pour le théâtre.
Un regret pourtant : la fin. Une issue dont La Tribune de Genève dit qu'elle tient du Grand-Guignol et dont j'avoue ne pas avoir bien saisit le sens. Je suis restée sur ma faim, un peu déçue. Je la relirai pour être sûre de ne pas être passée à côté de quelque chose.

Je suis curieuse de votre point de vue sur ce livre.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 07:33

Du vrai Marc Lévy ! Léger, rafraîchissant et tout en nous ramenant à l'essentiel. Les échanges, discussions et non-dits entre Julia et son père ne laissent pas indifférent. On peut être surpris par le moyen utilisé pour faire se rencontrer ce père et sa fille qui semblent s'être éloignés depuis de nombreuses années déjà. Je suis aussi restée un peu sur ma faim au dénouement du livre : on aimerait en savoir plus. Mais le chemin qu'ils empruntent nous entraîne du sourire aux larmes avec toujours cette fraîcheur caractéristique des livres de Marc Lévy. A déguster comme un en-cas.

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  • : J'ai souhaité placer sous de bons auspices ce blog dédié aux livres et à mes lectures. Itzamna est une importante divinité du panthéon Maya. Dieu du ciel, du jour et de la nuit, il a aussi inventé l'écriture et les livres.
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